reconnaissance faciale thermique

Reconnaissance faciale thermique : Une nouvelle technologie révolutionnaire en développement

Les premiers robots tueurs seront certainement américains. Effectivement, des chercheurs affiliés à l’armée américaine ont récemment publié un article détaillant la création d’un système de reconnaissance faciale thermique. Bien qu’un long chemin reste à faire pour créer des robots autonomes s’appuyant sur cette technologie, cette trouvaille constitue un pas de géant dans le domaine de la robotique.

Robotique et reconnaissance faciale thermique : de nombreux obstacles à franchir

Associer vision thermique et robotique ouvre de nombreuses perspectives dans différents domaines. Bien que les robots puissent aujourd’hui employer cette technologie, ils ne sont toujours pas en mesure de reconnaitre des objets ou des êtres vivants grâce à leur empreinte thermique. Cette incapacité réduit grandement les champs d’application d’un tel système.

Pour résoudre cette problématique, le département de recherche de l’armée américaine, DEVCOM, compte s’appuyer sur l’intelligence artificielle couplée à une large base de données d’images thermiques. Grâce au machine learning, l’IA devrait apprendre à reconnaitre progressivement des formes diverses et bien plus encore. L’objectif serait à terme de créer un système de reconnaissance faciale reposant sur l’imagerie thermique.

L’armée américaine déjà commencée à réaliser ce projet. Pour l’heure, les responsables auraient commencé à alimenter la base de données avec des images thermiques. À ce jour, 600 000 photos de près de 395 sujets ont été ajoutées. Un premier pas qui devrait donner des résultats prometteurs sur le long terme.

Un système peu performant jusqu’à présent

Au vu de l’état d’avancement du projet, il ne fallait pas s’attendre à des résultats époustouflants. Ces 600 000 photos sont loin d’être suffisantes pour développer un système de reconnaissance faciale, et ce, même si ce système ne s’appuie pas sur la vision nocturne. Pour exploiter les images thermiques, de nombreuses problématiques restent à résoudre.

Tout d’abord, un système de ce type ne peut facilement établir des points de repère au niveau du visage hors pose. Lorsque le sujet se déplace, difficile de distinguer ne serait-ce que son nez ou ses lèvres à l’aide d’images thermiques. En second lieu, il faudrait développer un protocole permettant de reconnaitre le visage d’une personne qu’elle porte des lunettes ou des accessoires qui couvre sa tête.

Dans le cadre du développement de ses « robots tueurs »  et de ses drones predator, l’armée américaine doit encore résoudre les deux points soulevés plus haut. Seulement, l’État-major a déclaré à plusieurs reprises qu’il était prêt à utiliser ce système défectueux. Ce dernier constituerait un atout non négligeable en situation de guerre, quel que soit le théâtre d’opérations. Toutefois, si un robot embarquant ce système doit traquer un insurgé ou un terroriste, il pourrait abattre des personnes innocentes. Espérons que les chercheurs se penchent sérieusement sur la question avant d’approuver l’utilisation de cette technologie.